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  • Etat niminatif des propriétaires concernés par le séquestre.

    Mechtras sous le séquestre / 1857.

    Mechtras sous le séquestre / 1857.

    Mechtras sous le séquestre / 1857.

    Mechtras sous le séquestre / 1857.

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  • Un bouquet d'orangers et de citronniers au milieu duquel s'élève une maison française : c'est l'école des Meçhtras, c'est notre première étape. - Nous sommes reçus par M. P. le père, le fondateur de l'école, aujourd'hui à la retraite. Son fils ...

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    A tous nos lecteurs bonne année 2969.

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  • Ait Imghour, cette importante agglomération de 7000 habitants distante de 3 kms du chef-lieu communal Mechtras, a fêté à la mesure de l’événement, la commémoration du 25 éme anniversaire du Printemps berbère.Pour avoir aussi coïncidé par le hasard du calendrier avec le Mawlid Ennabaoui, un couscous garni a été offert par les membres du comité de village. L’association culturelle Mohia, dont le dépôt d’agrément auprès des services compétents ne saurait tarder, a conconcté un programme riche et varié dont le contenu n’a rien à envier à des associations anciennes dans le domaine. Pour faire honneur au 4 éme art, la troupe théâtrale Tagmi de Bouzeguéne a été invitée. La jeune troupe s’est produite sur une scène improvisée de la cour de l’école primaire avec 2 pièces théâtrales “Le Malade imaginaire” (Piloucha) et “Médecin malgré lui” (si Lahlou), dont les textes ont été adaptés comme chacun sait par le défunt Mohia. Ces prestations ont fait le bonheur des heures durant, des spectateurs à majorité des enfants qui ont beaucoup applaudi les comédiens. Un récital de poésie a été aussi organisé pour le plus grand plaisir du public adulte, qui a découvert un large pan de la production, Mohia, par le biais des poètes conviés. Une rétrospective des événements du Printemps berbère a été tracée, appuyée d’une exposition riche et diversifiée. Un gala artistique offert par les artistes de la région est prévu. L’association Mohia veut réhabiliter la maison de jeunes abandonnée depuis 1999. Nous reviendrons plus en détail pour cette louable initiative dans nos prochaines éditions.

     

    M. Ouaneche

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    A tous nos lecteurs bonne année 2019.

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  • "Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l'individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu'il a investi et souffert pour rien." 


    Gregory Bateson, anthropologue, psychologue, épistémologue américain (1904-1980)

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  • Document. Le père de Salim Yezza :

    "Ils n'ont pas trouvé mon fils, ils m'ont jeté 40 jours en prison"

    «Ils nous ont alignés après nous avoir déshabillés. Ils nous ont ensuite demandé de nous pencher vers l'avant... ».  Les jeunes s'arrêtent : « Vous nous avez compris, nous n'avons pas besoin de vous expliquer... » L'un des adolescents pleure, sans doute brisé pour la vie. «Puis ils ont menacé de s'en prendre à nos mères, à nos sœurs, à nos femmes. J'ignore ce qui s'est passé ensuite. Les femmes ont peur de parler.» 

    Fallait-il oser publier ces témoignages ? Nous sortions à peine d'une élection présidentielle que le président Bouteflika venait de remporter pour la seconde fois et l'Algérie s'était replongée dans la peur des campagnes revanchardes. Oui, qu'est-ce qui nous avait pris de parler de torture ? Je savais que nous serions, une fois de plus, les seuls à rapporter ces récits déchirants, qu'ils nous vaudraient la colère du régime. Mais comment tourner le dos à de si abominables vérités et surtout, comment pourrait-on regarder notre métier après avoir abandonné ces gens dans leur détresse ? Je donnai à chaque fois mon accord. Le lecteur, ahuri, découvrit le lendemain dans Le Matin une impensable infamie commise près de chez lui. 

    Nous sommes en Algérie de 2004, pays de bourreaux insoupçonnables, d'adolescents qui hurlent en silence, de mineurs qui se détestent déjà et de dévots qui regardent ailleurs. 

     

    Les adolescents venaient de T'kout, une petite ville de l'est algérien, au sud de Batna, où la population assume son originalité berbère et parle la langue chaouie. Ici comme à Beni-Douala, un jeune homme, Chouaïb Argabi, venait d'être abattu froidement par les gardes communaux; comme à Beni-Douala, le forfait avait suscité la colère d'une population déjà irritée par sa propre misère. Car comme Beni-Douala, T'kout  porte un dénuement qu'elle cache, elle aussi, du regard des hommes en le perchant au sommet d'une montagne rocheuse, sur ces splendides gorges, les gorges de Taghit, du haut des balcons du Roufi, où gît une parcelle d'histoire que les bassins romains de Chennaoura vous racontent à l'ombre du mont Hmar Khaddou, ce mont où il ne pousse jamais rien. T'kout, comme Beni-Douala, est trop pauvre pour s'accommoder du déshonneur, trop fière pour l'ignorer, trop cicatrisée pour l'oublier. T'kout cumule l'orgueil berbère et la témérité des Aurès : le premier coup de feu de la révolution de Novembre 1954 a été tiré à quelques centaines de mètres de là. 

     Ici aussi, comme à Beni- Douala, les jeunes indignés par l'assassinat de Chouaïb, sont sortis à l'appel de vingt siècles de bravoure. Les enfants de T'kout ont grandi à la galette noire des montagnes austères et au lait d'une légende, belle et incomparable, d'une autre femme au regard de feu, la Kahina, la reine berbère qui défendit les Aurès au VIIe siècle contre l'envahisseur arabe, une fille du pays. L’abri de repli qu’utilisait l'héroïne dans ses batailles face aux armées de Okba Ibn Nafaâ et de Hasan Ibn al-Nu'man, est à quelques kilomètres de la ville, sur la piste sinueuse qui mène à la bourgade d'El Mahmal. Maudite proximité qui endiabla à jamais cette contrée vouée à la jacquerie éternelle. Les anciens savent en évoquer les épopées légendaires, celle de Mohamed-Ameziane Bendjarallah qui dirigea le premier mouvement de résistance de T'kout en 1879 ou celle, plus typique, des Benzelmat, justiciers locaux qui emballèrent la région au début du XXe siècle et dont la réputation tient autant au mythe des grands bandits d'honneur qu'à celui des indomptables redresseurs de torts. 

    «Ils nous ont alignés après nous avoir déshabillés... » La répression qui s'abattit sur T'kout, en ces funestes journées de mai 2004, rappelait, en tous points, celles des bérets rouges de l'armée française La ville est encerclée, isolée des communes avoisinantes, prête à être violée dans le silence. Dans le huis-clos terrifiant d'une cité coupée du monde, les forces de sécurité se livrèrent à l'innommable outrage de la chair et de la dignité humaine. Les maisons sont investies de nuit, à la recherche des meneurs, lesquels avaient déjà rejoint les maquis, comme Salim Yezza dont je me rappelle ce béret à la Che qu'il arborait avec beaucoup de chic. Les femmes et les enfants sont malmenés ;  les hommes arrêtés et parqués au centre de la ville ; les plus jeunes sont conduits à la caserne pour y être torturés.

    A la manière des paras de l'armée coloniale française, les gendarmes algériens prenaient plaisir à avilir leurs victimes, à leur faire payer leurs actes par l'insulte et le vocabulaire universel des tortionnaires : « Vous détestez le régime algérien, espèce de vermines, eh bien vous allez le regretter ! Maintenant qu'il n'y a plus d'hommes en ville, vous allez voir ce que nous allons faire à vos femmes. »

     Les parachutistes du général Massu torturant Henri Alleg ne lui parlaient pas différemment : « Ici, c'est la Gestapo ! Tu connais la Gestapo ? Tu as fait des articles sur la torture, hein, salaud ! Eh bien, maintenant, c'est la 10e DP qui les fait sur toi.» (...)

    Dans les cellules souterraines du tribunal, j'appris alors à m'accommoder de l'aléatoire : récupérer un carton pour m'y allonger quand les douleurs se faisaient insupportables ; me faire envoyer, par mon frère Abdelkrim, des journaux et des sandwiches que je partageais avec mes compagnons d'infortune ; me convertir en patient cruciverbiste pour faire passer le temps.... Mais j'ai, surtout appris beaucoup au contact  fécond d'hommes et de femmes de mon peuple, dans toute la diversité de leur misère humaine. Les scènes les plus déchirantes, sans doute les plus inoubliables, étaient celles de ces femmes abattues par leur condition de prisonnières, drapées dans le mutisme et écrasées par une espèce de disgrâce insoutenable qu'on devinait à chacun de leur geste. Mères de famille, cadres, commerçantes, ou prostituées prises en flagrant délit de racolage, ces femmes paraissaient plus accablées par le regard des autres que par leur propre incarcération, comme si elles redoutaient que, dans nos sociétés patriarcales où l'on pardonne plus aisément ses péchés à un homme, elles auraient à traîner toute leur vie l'outrage de l'emprisonnement, en éternelles proscrites. Au reste, durant mon incarcération, j'ai connu deux visages à la détresse : celui de ces femmes et celui des mères de détenus. Je n'en ai pas vus de plus inconsolables.   

    J'ai aussi beaucoup parlé, dans les geôles d'Alger, avec les détenus islamistes. Il recherchaient ma compagnie, je ne repoussais pas la leur. Ils se considéraient proches de moi par une sorte de pacte des opprimés. Les victimes frappées d'un même bâton du bourreau trouvent dans la répression un insoupçonnable ciment pour les sympathies. Je prenais soin, cependant, de ne pas m'égarer dans l'ingénuité : nous n'avions pas les mêmes raisons de combattre ce pouvoir et si la prison nous réunissait, les idées, elles, nous opposaient plus que jamais. Je les écoutais cependant avec intérêt, et beaucoup d'émotion, parler de leurs persécutions. Ces hommes ont été atrocement torturés dans les casernes du DRS, outragés, avilis, pendant des semaines, des mois et, pour certains, des années. Tout cela au nom de la lutte antiterroriste, comme si sur cette terre devait encore subsister une fin suffisamment indiscutable pour utiliser la torture comme moyen. Alors, et même s'ils se défendaient de velléités revanchardes, je compris que ces créatures meurtries dans leur âme et dans leur chair porteront à jamais les balafres de la rancune. 

    Dans les catacombes souterraines du tribunal d'Alger, on rencontre aussi ces pères de famille piégés par l'ingratitude de la vie, subitement tombés en déchéance, pour un sou qui est venu à manquer ou par la faute d'un dénuement qu'ils n'ont pas vu venir. Ces hommes ne parlent jamais de leur infortune. Leur revanche c'est de n'en rien laisser paraître. Chez nous, les misères de la vie enseignent l'art du silence. 

    Et pourtant, je dois le dire, ces démunis, comme tous les exclus que j'ai croisés dans ces lieux, qu'ils soient chômeurs, délinquants ou catins, ces démunis m'ont pourtant toujours offert leur unique richesse : l'amitié. Ils souffraient visiblement de voir enfermé un journaliste pour ses articles et vivaient cette injustice comme une profanation des derniers espoirs sacrés qui maintiennent, dans mon pays, la flamme en des lendemains meilleurs. Ils m'inondaient de réconforts dits à la mode de chez nous : «Ami Moh, il n'y en a plus pour longtemps et tu reprendras bientôt le stylo. Tu sais, il y a Dieu... » Les marginalisés de mon pays ont toujours en réserve un mot ardent pour réchauffer le coeur. J'ai appris dans les geôles d'Alger que les haillons de la misère couvrent d'incroyables vertus. Et qu'il ne manquait pas, au sein de mon peuple, de mains amies pour aider à vaincre les épreuves : mes procès se déroulaient sous le regard attendri de nombreux compagnons, membres actifs du Comité Benchicou pour les libertés dont la présence régulière et assidue relevait autant de l'amitié que d'un devoir de soutien politique, ou citoyens révoltés par l'injustice et qui m'envoyaient, à travers la brume du prétoire, des bises affectueuses. Tous, par leur présence, venaient me signifier que mon calvaire était aussi le leur. Moi qui redoutait d'avoir à compter mes amis, je réalisais, par instants, que j'en avais chaque jour un peu plus.

    Ne fût-ce que pour cette riche cohabitation avec la noblesse humaine, les procès de presse que me fit endurer le pouvoir resteront pour moi un supplice rentable. J'en retiens qu'ils furent aussi l'opportunité de serrer dans mes bras, entre deux juges, entre deux couloirs, Naziha, Nassima, Nazim et ma femme Fatiha, ma famille abandonnée. Ces retrouvailles de joie et de larmes volées au bourreau resteront à jamais, sur ma carapace d'homme, les tatouages indélébiles du prix qu'il a fallu payer pour la liberté de penser dans notre patrie. 

    Comment ne pas ajouter que ces procès, s'il furent expéditifs et truqués, nous réservèrent aussi de délicieuses surprises ? Si, pour la plupart d'entre-eux, le pouvoir me condamna à des peines sévères, il dût, en revanche, pour d'autres, réaliser qu'il n'était pas toujours aisé pour le mensonge de juger la vérité. Ce fut le cas pour le procès de T'kout, très attendu par l'opinion, et sur lequel reposaient les espoirs de réhabilitation du régime. Parfaitement arrangé, il devait établir le délit de « diffamation » de façon irréfutable. La juge avait, pour sa part, la mission de me frapper d'une peine exemplaire pour « outrage à institution », ce qui aurait innocenté la gendarmerie nationale, victime des « calomnies » du Matin.

    L'avocat de la partie civile avait d'ailleurs parfaitement planté le décor en accusant d'emblée le journal d'avoir « colporté des médisances à l'encontre d'une institution de la République ».  Le procureur, une dame acariâtre et arrogante aux vilaines lunettes noires, s'apprêtait à dresser le sévère réquisitoire dont on l'avait instruite quand, à la surprise générale, mon avocat demanda à entendre les témoignages de torturés venus spécialement de T'kout. Les magistrats n'attendaient visiblement pas ces invités incongrus mais la juge, piégée, n'avait pas d'autre choix que de les écouter. Alors, pendant deux heures, défilèrent devant elle des femmes, des hommes, et même des adolescents qui n'avaient qu'une seule formule à la bouche  : 

     –  Le journal n'a rien inventé, madame la présidente, regardez... 

    L'un des adolescents enleva ses chaussettes pour dévoiler des pieds aux ongles arrachés.

     –  Ils ont fait ça avec des tenailles, madame la juge... Non, le  journal n'a rien inventé...

    Le malaise s'empara de la salle. Le procureur aux vilaines lunettes noires se prit la tête entre les mains. La juge, embarrassée, griffonna des notes puis invita le témoin suivant à venir à la barre. C'était un vieux couple, elle, habillée d'une splendide robe berbère qui lui rendait sa belle jeunesse, lui, fripé mais altier bien que s'appuyant sur une canne. Il regarda la juge dans les yeux :

     –  Ils ressemblaient aux paras français, madame la juge. Ils sont venus de nuit et ils ont tenté de défoncer ma porte. Quand je leur ai demandé s’ils avaient une autorisation, ils m'ont inondé d'insultes et de grossièretés, devant ma femme et mes deux filles. Ils cherchaient Salim, mon fils, et comme ils ne l’ont pas trouvé, ils ont emmené son jeune frère... Puis ils sont revenus me prendre. J'ai passé quarante jours en prison. Et j'ai vu la torture... 

    Une femme s'approcha de la barre et regarda fixement la juge : 

     –  Demandez à mon fils ce que lui ont fait les gendarmes. Je le savais, c'est pour cela que j’ai tenté de m’interposer quand ils sont venus le prendre. J'ai résisté, et alors...

    La femme n'eut pas la force de poursuivre. La juge, de plus en plus embarrassée mais contrainte à écouter des témoignages accablants qu'elle n'avait pas prévus, opta pour sauver les apparences :

     –  Poursuivez, madame...

      –  Alors ils m’ont frappée et insultée. Cela m’a fait très mal… En 1959, les Français ont tué mon père devant moi mais les soldats ne m’ont pas frappée. Ceux-là, madame la juge, m'ont pris mon fils, il est là aujourd'hui, demandez-lui donc ce que lui ont fait les gendarmes...

    Son fils, un adolescent encore marqué par les évènements, ouvrit sa chemise et désigna les cicatrices inaltérables des sévices sur la chair, puis, à voix basse, ajouta :

     –  Ils m'ont fait pire que ça, madame la juge , vous comprenez...

      –  Parlez librement, que vous-ont ils fait ?

      –  Ils m'ont outragé... Je ne l'oublierai jamais.

    La juge n'insista pas. Elle comprit que le jeune homme avait été sodomisé, et tenta une diversion :

      –  Pourquoi le médecin qui vous a vu avant votre présentation devant le parquet n'a-t-il rien déclaré ?

     –  Aucun médecin n'est jamais venu nous voir, madame la juge...

    Le trouble était général. Le procureur ôta ses lunettes noires pour les essuyer rageusement. Quelle inculpation, quelle accusation prononcer contre les journalistes après tout ça ? Acculée par la tournure que prenait le procès, elle renonça à requérir une peine contre Le Matin. La juge la suivit et nous acquitta : les tortures de T'kout venaient d'être reconnues publiquement ! Le pouvoir perdait, là, une de ses plus décisives batailles contre la presse libre.

    (Extrait des "Geôles d'Alger", Mohamed Benchicou, 2007, Editions Inas et Riveneuve)

    Auteur
    Mohamed Benchicou
     
     
     
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    Chaque semaine, Goal vous propose de découvrir un jeune talent. L’international algérien commence à se faire un nom en L1, en jouant à l’instinct.
     

    La Ligue des Talents, nouveau nom désiré pour le championnat de France par la Ligue de Football Professionnelle, possède quelques ambassadeurs de choix en cette première partie de saison. Si évidemment le PSG écrase tout en haut du classement, la Ligue 1 n’est pas dénuée d’intérêt avec son nombre imposant de jeunes joueurs qui parviennent à se révéler chaque année. À Nice, qui a été l’un des clubs phares de cette politique sportive, Youcef Atal crève l’écran depuis plusieurs semaines. Le latéral droit, capable d’évoluer un peu plus en haut si le schéma tactique l’impose, profite du temps de jeu accordé par Patrick Vieira pour se révéler. Pour l’occasion, celui qui l’a découvert à l’Académie de Paradou, Olivier Rousset, retrace le fil de sa carrière, de ses qualités mais aussi de sa personnalité décomplexée.

    Atal PS 2

    Son parcours : des montagnes kabyles aux pelouses de Ligue 1

    "C’est une histoire un peu marrante, il jouait à la JS Kabylie, on les avait joués en match amical en début de saison. À la fin de la rencontre, son père vient me voir sur le parking en me disant 'coach as-tu trouvé le numéro 7 ? C’est mon fils je veux que vous le preniez !' Il était dans un bon club déjà  mais son père a insisté pour qu’on le recrute. Ils sont revenus la semaine d’après pour un autre amical, j’en ai parlé au président Zetchi à l’époque (aujourd’hui président de la Fédération) et le lendemain, il a signé pour nous. La démarche a été faite par son père. En Algérie, ça se fait vite (rires)."

    Après avoir fait les beaux jours de l’Académie durant deux saisons, Atal s’envole en Belgique pour une première expérience à l’étranger du côté de Courtrai qui ne sera pas des plus concluantes. L’entraîneur lui fait rarement confiance alors qu’une blessure au ménisque en octobre 2017 retarde son adaptation. En un an, il ne prend part qu’à dix rencontres, ce qui ne l’empêche pas de taper dans l’oeil de la cellule de recrutement des Aiglons qui le recrutent pour 3,5 millions d’euros cet été.

    Ses qualités : volonté, générosité et adaptation

    "Youcef était techniquement pas mal mais il avait du retard tout de même par rapport aux plus anciens de l’Académie. Il avait une telle volonté de progresser qu’il a vite rattrapé ce déficit. Il voulait se mettre au niveau des autres et les a même dépassé en quelques mois. C’est un gros travailleur avec un super état d’esprit. Il a une grosse faculté d’adaptation, le seul petit doute que j’avais sur lui, c’est à propos de sa nature. Comme il est très simple, très abordable, j’avais peur qu’il se fasse manger dans ce milieu là qui n’est pas facile. Je savais qu’il pouvait aller très haut avec ce qu’il nous avait montré à l’Académie."

    En parallèle de ses très bonnes performances récentes avec les Fennecs, Atal prouve que Patrick Vieira a de plus en plus raison de lui faire confiance. Aligné à quatre reprises en tant que latéral droit, le natif de Boghni a aussi été positionné en tant que piston dans un 3-5-2 lors de trois rencontres par son entraîneur. Une certaine flexibilité tactique qui démontré déjà une maturité à évoluer dans des contextes différents et un nouveau championnat.

    Atal PS 1

    Sa marge de progression : une concentration à acquérir

    "Il est tellement généreux dans l’effort qu’il se disperse encore un peu sur le terrain. Je pense qu’il va gagner encore en efficacité à travers la maîtrise de cette générosité. Dans la passe, dans le centre il peut s’améliorer et il en a conscience. La dernière saison avec nous il était justement dans un registre plus offensif car c’est un attaquant de formation. On était passé en 3-5-2 et c’est à ce moment précis que Youcef a été replacé en piston sur le côté droit."

    À l'image de sa prestation fin septembre contre le Paris Saint-Germain où il avait été dépassé tactiquement et peu mis en valeur par la prestation globale de son équipe ce jour-là, Atal doit encore gagner en régularité et en maîtrise pour devenir une valeur sûre à ce poste de la Ligue 1. Pour l'instant, il n'est pas parvenu à distribuer une passe décisive malgré une certaine présence dans les 30 derniers mètres. Un axe de progression stastique à surveiller d'ici la fin de la saison.

    Sa carrière internationale : en Algérie, il fait déjà l’unanimité

    "On va voir comment il va gérer ça, ce nouveau statut, ce cadre international mais je ne m’inquiète pas. Lors de son premier rassemblement en sélection nationale à Alger, il a pris de son temps pour aller voir les jeunes de l’Académie et de voir ses anciens entraîneurs. Il reste simple et tranquille."

    En l'espace d'un an et demi, depuis sa première sélection en juin 2017, Youcef Atal a connu deux sélectionneurs : Lucas Alcaraz et Djamel Belmadi. Sous le mandat délicat de Rabah Madjer, il n'a jamais été convoqué. 13 mois se sont ainsi écoulés avant que l'actuel entraîneur des Fennecs ne le rappelle de nouveau. Plus mature et déterminé, il réalise deux prestations de haut niveau face au Bénin et contre le Togo. à Lomé, il a d'ailleurs effectué un numéro de soliste pour inscrire un but remarquable. De quoi s'installer définitivement en équipe nationale ?

    Sa personnalité : 100% naturel, 100% football

    "C’est le prototype du footballeur de rue, du passionné. Encore maintenant il peut sortir de l’entraînement, s’il voit un match de quartier il va foncer. Lui, il adore le football avant de le considérer comme un métier. Il ne calcule pas, il ne fait pas semblant. Il aime rigoler, il ne se pose pas trop de questions. Ce n’est pas un garçon vicieux, il a eu de la chance de tomber à Nice sur des bons gars comme Dante ou Christophe Jallet, même s’il est en concurrence avec lui, c’est le premier qui vient le féliciter quand il marque à Nice."

    Doté d'un profil atypique et d'un parcours particulier, en étant l'un des rares joueurs à pouvoir s'exprimer en Europe après un passage à l'AC Paradou, Youcef Atal semble totalement décomplexé par la pression à travers sa façon très "joueuse" d'évoluer sur un terrain. Pour un défenseur, il tente huit dribbles par match (48% de réussite) ce qui est une moyenne très haute par rapport aux autres joueurs de ce poste. Une spécificité qui le suit et le caractérise depuis ses débuts en tant que profesionnel.


    Né en 1994 de la volonté des frères Zetchi, Kheireddine et Hassen, le Paradou Athletic Club vise à former les jeunes les plus talentueux d’Alger et de ses environs à travers un encadrement rigoureux, vis-à-vis des aptitudes techniques mais aussi des règles de vie. Ces principes ont fini par payer puisque le club est reconnu comme l’un des meilleurs centres de formation du pays. Ainsi, Ramy Bensebaini (Stade Rennais) est devenu le premier international à avoir été formé chez les Pacistes. Depuis, Youcef Atal a suivi, tout comme Farid El Melali (Angers) et Tayeb Meziani (Le Havre). Pour la première fois de son histoire, le club évolue en première division en 2018-2019, un signe fort du travail accompli jusque-là.

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          OGC Nice : Youcef Atal désigné Aiglon du mois de novembre.

    Youcef Atal, arrière droit à l'OGC Nice.

    Youcef Atal a progressivement réussi à s’imposer parmi les meilleurs joueurs de l’OGC Nice, depuis son arrivé en juillet dernier en provenance du club algérien le Paradou AC. Les performances de l’arrière droit de 22 ans lui ont valu d’être élu Aiglon du mois de novembre.

     

    Youcef Atal succède à Christophe Jallet

     

    Youcef Atal a pris part à 12 rencontres de Ligue 1 avec l’OGC Nice depuis le début de la saison. Le natif de Mechtras et ses coéquipiers ont réussi à positionner le Gym à la 7e place du championnat français après 16 journées. La distinction d’Aiglon du mois change de lauréat après Allan Saint-Maximin en septembre et Christophe Jallet en octobre.

    Au terme d’un vote serré, la formation niçoise via son compte twitter a annoncé la désignation de Youcef Atal comme Aiglon du mois de novembre. Connu pour sa combattivité sur le terrain, l’arrière droit algérien fait l’unanimité au sein du vestiaire et même en dehors. Le responsable technique de la cellule de recrutement du Gym, Serge Recordier a vu juste lorsqu’il évoquait les coulisses de l’arrivée du joueur de 22 ans.

    « Il m'a tapé dans l'œil au premier regard », avait déclaré le recruteur de 56 ans à l’AFP. Pour rappel, Patrick Vieira et ses protégés sont sur une série de 6 matchs consécutifs sans avoir encaissé le moindre but.



    Lire la suite sur : https://www.foot-sur7.fr/410228-ogc-nice-youcef-atal-aiglon-novembre

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  • Noël, idée cadeau pour expatriés

    Tiwizi : ADN culturel et chants païens de Kabylie 

    Ils sont venus, ils sont (presque) tous là ! De Kahina à Idir, de Azal à Ali Ideflawen, de Ferhat Mehenni à tant d’autres voix extatiques du pays ! Connus ou méconnus, nos artistes Kabyles se sont retrouvés pour nous concocter un double-album de 28 litanies magiques qui gravitent autour de thématiques diverses du terroir et rendent hommage, en toute beauté, à nos gènes et aux millénaires de patrimoine culturel des « ath Jerjder a3layene ».

    Ces signatures d’authenticité qui échappent à l’unicité ambiante et résistent aux aléas du temps et l’oppression de ces conquistadors de tous bords qui s’acharnent, à ce jour, à nous réduire à des moins que rien, par la grâce de messages célestes des « ath-yiwene » (monothéistes), le dernier ayant totalement aliéné les sujets conquis !

    Oh cieux de ce pays, pourquoi avez-vous changé de camp ? Pourquoi avez-vous troqué nos majestueux « ath-watas » contre ces « ath-yiwene » de pacotilles qui s’acharnent à éradiquer jusqu’à « avehri t’medith » de chaque « thavhirth » ? questionne Ali Ideflawen.

    Kabyles, Kabylie ! Un peuple, une région asservie par tous les envahisseurs qui se sont succédé pour coller aux montagnes et à nos ancêtres l’étiquette d’ennemis à la cause des derniers arrivés sur ses propres terres pour s’y installer et occuper des trônes supérieurs, au-dessus de notre « aguellidh amokrane » d’origine !

    Depuis la nuit des temps, on s’évertue à nous faire abdiquer et nous faire muter pour épouser le moule et les contours des derniers conquérants qui se sont aventurés pour convertir jusqu’à l’indomptable sommet du Djurdjura ! Par la grâce de millénaires d’Histoire orale, malgré les Dieux et les hommes qui se sont, de force, invités chez nous, le gène kabyle ne rompt pas, il ne plie pas, il ne meurt pas ! Il ne mourra sans doute jamais, tant il donne l’impression, invasion après invasion, incursion après incursion culturelle aux apparences de paix imposée par l’épée, de renaitre et fleurir de ses propres cendres !
     

    Pour combattre les envahisseurs, nos ancêtres n’avaient ni armes, ni armée ! A ce jour, nous n’en avons pas et n’aspirons point à en avoir ! La Vie est trop sacrée pour verser dans les moyens de provoquer la mort ! Mais il reste la culture pour nous perpétuer sans porter ni exhiber quelconque artillerie et guerroyer comme le font la plupart des autres peuples de la planète ! Une culture orale de sagesse qui se transmet de père en fils, de mère en fille depuis la nuit des temps !

    À cet égard, la compilation Tiwizi représente un condensé de chants païens qui résume toute la structure d’une Vie pacifique remplie de questionnements existentiels tels que perçus par nos premiers ancêtres, « imezwoura » en version originale !

    Des airs et des paroles qui transpirent une sérénité et une paix intérieures qui se propagent jusqu’aux tréfonds de votre âme pour diluer l’angoisse liée à cette fin inéluctable qui s’approche, par des « atsaya atsaya el-mouts… adh’khech’megh akham ajedidh » apaisants par la douceur du verbe, des mots et de l’intonation utilisés. Une façon d’évacuer, à la Kabyle, toutes ces questions ontologiques qui se transmettent d’une génération à l’autre depuis que le monde est monde, pendant que des Mohamed Bicarbonate de Soude s’acharnent à nous vendre leurs délires et leur façon de bien vénérer la mort !

    Google et Facebook ont abruti le monde ! Tiwizi vous fait réaliser qu’un retour aux sources est peut-être le meilleur moyen de résister à une mondialisation qui se mord la queue ! Une internationalisation économique et culturelle qui s’emballe pour nous abêtir et nous entraîner vers une catastrophe fatale, pour vous, pour moi, pour le milliard de musulmans et le milliard et demi de Chinois non-croyants, aussi.

    Tiwizi est un enchaînement de titres, en musique et en paroles transcendantales, qui vous font voyager tout en convoquant votre enfance pour y faire défiler des panoramas remplis d’innocence sur fond de ballades matinales et de cueillette des premiers fruits mûrs, du cerisier au figuier et au mûrier « awid yeran oussan n’ezman enni ! » une rythmique qui oscille entre danse et recueillement entre « akham » et « lakhla » entre « l’hara » et « thivhirth bwadda», etc.

     

    Tiwizi est un abécédaire de notre culture ! c’est un condensé de notre enfance ! c’est une lumière qui jaillit des ténèbres d’un quotidien monotone pour vous rediriger le long d’une route authentique qui s’oublie mais ne disparait pas. Une route que le temps, les ans, les Dieux et les hommes s’acharnent à effacer sans succès.

    « Ath yiwen » (les monothéistes) ont aujourd’hui éradiqué le printemps, ce printemps radieux d’hier, celui des « ath wattas » (polythéistes, au sens d’une baraka démultipliée).

    TIWIZI est une météo apaisée qui défile en poésie pour perpétuer la Vie en variant sa cadence, mois après mois, suivant la rythmique imposée par les chaleureux « afriwen n’yitij i’chethane… », ceux d’un soleil qui fait valser la liberté «akane ad’yawi avehri t’lelli »…

    Résumer le contenu de Tiwizi en une seule chronique est un défi de l’impossible, tant le voyage entrepris se tisse sur une toile dense et des compartiments thématiques diverses qui gravitent toutes autour d’un art de vivre en osmose avec dame nature ! du temps ou le sachet plastique et les souk-el-fellah ne polluaient pas nos champs et nos jardins ! Chaque case qui vous happe et accapare vos pensées méditatives se refuse obstinément à les relâcher pendant le temps imparti, avant d’en abandonner les délices à la suivante.

    Chaque titre mériterait une chronique !

    Tout est bon dans ce disque, il n’y a absolument rien à jeter ! pas le moindre mot, pas la moindre note de musique et surtout pas la moindre intonation masculine ou féminine ! encore moins les accords modernes qui accompagnent la plupart des morceaux ! Preuve que le Kabyle sait s’adapter pour prendre, en tout confort, le TGV d’un monde universel qui avance dans le bon sens !

    Tout au fil de l’écoute, on se surprend à maudire ceux qui ont, de force, pris les rênes de nos destinées : mais Dieu de Dieu, pourquoi nous avoir importé une culture d’un Allah d’Arabie unique et dictatorial qui sclérose les neurones alors que la nôtre, toute païenne qu’elle est, les active en permanence ?

    En écoutant et réécoutant les 28 titres du double-album, on comprend mieux, jusqu’à en ressentir une certaine sympathie, la rage des partisans de Ferhat M’henni de vouloir libérer la Kabylie de la stupidité mecquoise érigée en mode de vie supérieur ! Quand bien-même, quelques bémols peuvent être apposés par les uns et les autres, une action baignant dans le pacifisme rigoureux de nos ancêtres est à saluer !

    En conclusion, ce double CD est une pépite à faire écouter à chaque Kabyle, à chaque citoyen d’Algérie et à traduire pour chaque arabophone et chaque francophone (il y en a encore et ils sont bien plus nombreux qu’on veut nous faire croire) dont les gènes berbères frétillent encore dans l’ADN !

    Non cette culture ne doit pas disparaître !  Et il appartient à chaque citoyen d’en porter le flambeau en la transmettant aux nouvelles générations, sans haine ni ressentiment envers qui que ce soit, mais aussi sans lui faire subir quelconque distorsion, surtout pas celle de ce vent assassin qui souffle sur nous sans relâche depuis l’époque de banou-Hillal. Ces ancêtres barbares des Tliba, des Bouteflika et des Naïma Salhi, eux qui bradent chaque parcelle du pays pour assurer le bien-être de leurs seules postérités !

    TIWIZI est un double CD à acheter, à posséder, à léguer, à écouter avec méditation et recueillement par tout algérien qui possède encore un peu de Kabylie dans les gènes !

    Chaque chant est une louange, osmotique jusqu’à l’âme, dédiée à dame nature. Les mois et les saisons défilent aux rythmes des hirondelles et des printemps dans une procession de joie sous des cieux protecteurs. Même le doute et les incertitudes sont dilués dans des croyances pacifiques et inoffensives. Elles invoquent « agellidh amokrane » dans toute quête de survie et de protection contre les dangers et la violence venus d’ailleurs. Et là, on se surprend inéluctablement à maudire cette naïveté et cette propension à s’abandonner au destin, celle qui consiste à toujours se dire, quoiqu’il arrive, « aka ig’youradh » ! Cette naïveté viscérale, nos envahisseurs ont toujours su l’exploiter pour nous asservir, nous rallier aux causes de leurs monarques et de leurs Dieux. À elle seule, la moustache travestie d’Ouyahia porte le fardeau de toutes sortes de traitrises Kabyles !

    Pour ceux qui portent encore en eux l’authenticité de l’Adn berbère, TIWIZI est un plein de souvenirs qui vous emportent et vous transportent jusqu’à ce « eddouh » (berceau) magique, en équilibre entre le sol et le plafond. D’y penser, on en ressent les bascules harmonieuses, la voix rassurante et mélodieuse de la petite maman racontant le voyage et le pacte de Vie qui attendent ce chérubin adoré, sorti de son ventre pour, désormais, se mêler à l’aventure de l’humanité.

    K. M.

    (*) TIWIZI, double CD en édition limitée. Pour toute commande contacter tisnalalit@gmail.com

    Selon son promoteur, les recettes collectées serviront exclusivement à construire des théâtres au pays. Il insiste sur le fait que les participants à cette aventure sont tous bénévoles !

    Pour ne pas porter quelconque préjudice à la concrétisation de ces nobles projets, Hand (tinaslalit) demande aux acheteurs de ne pas diffuser le contenu de TIWIZI sur le web.

    Auteur
    Kacem Madani
     

     

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